Prédication du dimanche 31 Décembre 2023

Thème : Bénis Dieu au cœur des épreuves.

Textes : Ps 105 Genèse 15 : 1-6& 21 : 1-3 ; Héb 11 : 8-19 ; Luc 2 : 22-40

«Siméon reçut l’enfant Jésus dans ses bras et bénit Dieu (verset 28). Anne louait
Dieu et parlait de Jésus à ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem (verset 28). Son
père et sa mère Marie et Joseph étaient dans l’admiration des choses qu’on disait de Jésus
(verset 33) »
Un vieux et une vieille : Siméon et Anne, oh, si vieillesse pouvait. Un jeune et une
jeune, Joseph et Marie, oh si jeunesse savait ! Tel est le décor planté par les acteurs.
Frères et sœurs en Christ, bien-aimés de Dieu, sentez-vous accueillis par le
Seigneur des lieux, le Dieu du ciel et de la terre, le divin architecte et le constructeur de
l’univers. La grâce divine est notre partage en ce dernier jour du mois de décembre, en ce
dernier dimanche de l’an de grâce 2023 pleinement consommée. La nativité célébrée lundi
passé est désormais derrière nous. Nous sommes pleinement dans le temps de la
manifestation publique de Jésus.
L’Epiphanie ou fête de la manifestation publique Jésus ouvre une période durant
laquelle, l’Eglise exprime sa profonde gratitude en Dieu créateur incarné en Jésus-Christ et
agissant dans le monde. Jésus vit la réalité humaine dans ses contradictions. Jésus se révèle
comme : amour du Père solidaire de sa créature, lumière qui éclaire et dissipe l’obscurité,
chemin qui conduit à la vérité et à la plénitude de la vie. La présence de Jésus rassure,
suscite la foi et redonne espoir, fait naître l’espérance et rejouit le croyant de tout temps et de
tout âge, le disposant à bénir Dieu même quand il fait face aux épreuves. C’est bien ce
qu’illustre l’Evangéliste Luc dans Luc 2 : 22-40.
Dans son Evangile, Luc s’adresse à des chrétiens qui ne sont pas d’origine juive et
qui parlent grec. Il souligne que Dieu a envoyé Jésus-Christ pour libérer et sauver tous les
êtres humains qui sont prêts à l’accueillir. Luc montre aussi l’intérêt particulier que Jésus porte
aux pauvres, aux exclus, aux pécheurs, aux laissés pour compte dont les étrangers, les
orphelins et veuves. A plusieurs reprises, le livre de Luc témoigne de la joie de Dieu et de
l’action de l’Esprit Saint qui réconcilie les hommes avec Dieu, et les hommes entre eux.
L’auteur de cet évangile a également écrit les actes des apôtres ou au mieux les actes du
Saint-Esprit. C’est donc à raison que malgré les épreuves auxquelles ils font face, les acteurs
Luc 2 : 22-40, soutenus par le Saint-Esprit, bénissent Dieu afin de laisser un modèle à suivre
à la chrétienté.
Frères et sœurs en Christ, Mesdames et Messieurs. Ce dernier jour de l’année vient
à point nommé comme un moment d’arrêt et de bilan. Selon les lunettes, quelques uns
peuvent à raison ou à tord égrainer le chapelet de leur peines et misères, projetant sur écran
géant leurs difficultés et peindre en noir un monde qui les écrase et les oppresse. Ils peuvent
vous raconter comment tout et tous s’élèvent contre eux et même Dieu ne les écoute plus ou
ne leur prête pas d’attention.
Difficultés, oui, elles peuvent être perçues comme tentation ou pièges dressés par
satan contre le croyant en vue de l’éloigner de la foi. Difficultés, mais, elles peuvent être
appréhendées comme épreuve, comme tests venant de Dieu ou permis par Dieu pour faire
grandir le croyant, dès lors, la louange peut jaillir du cœur du disciple du Christ, malgré les

peines de la chair. L’adoration peut monter de l’âme et supplanter les angoisses. Oui, à
l’école de Siméon et d’Anne, de Marie et de Joseph, d’Abraham et de Sara, des pères et des
repères de la foi, des papas TALLA, tant du pasteur que de l’ancien d’église mieux connus à
Tamdja, nous pouvons bénir et surtout bénir Dieu même au cœur des épreuves.
Bénir quelqu’un ou quelque chose, c’est appeler la protection, la bénédiction divine
sur lui. Dire du bien, parler en bien, avec amour. Bénir Dieu, c’est dire du bien de Dieu, le
reconnaître tel qu’il est, le louer, lui exprimer la reconnaissance, accepter sa grâce et le
contempler, contempler sa gloire. Bénir Dieu prédispose à surmonter les vues et les offenses
des hommes et des bénir avec l’aide du Saint-Esprit. Le vieux Siméon est écrasé par le poids
de l’âge. Cloué à la maison depuis fort longtemps comme plusieurs malades et vieillards que
nous communions à la maison, sa présence est rare au temple. Ses yeux affaiblis ont fait de
lui, presqu’un mal voyant ; et pourtant, poussé par le Saint-Esprit, il se trouve au temple,
reçoit l’enfant Jésus dans ses bras et bénit Dieu pour le salut qu’il a donné au monde, la
lumière qui éclaire les nations (V28-34). La prophétesse Anne, la vielle de 84 ans, n’a eu la
joie conjugale que pour 7 ans. Certainement la peine de la séparation d’avec son âme sœur
l’a éprouvée, prendre soin des orphelins, 77 ans d’abstinence ! Pourtant, elle louait Dieu et
parlait de Jésus (V38). Joseph, le jeune père, lui devrait faire face à une société pour justifier
le comment de la présence de l’enfant Jésus entre les bras de sa femme alors que personne
n’était témoin de son mariage ni civil, ni religieux. Oui il a dû confronter la loi de Moïse à la loi
du Seigneur pour sortir de l’enfermement et s’ouvrir à l’admiration de Jésus.
Marie quand à elle, n’était pas moins peinée. « V35 Une épée te transpercera le
cœur » quelle triste nouvelle, au sein de la joie qu’apporte la naissance de Jésus ? Et
pourtant elle garde l’admiration, bénissant Dieu même au cœur de cette épreuve.
Et toi homme, femme, fille, garçon, par quelles épreuves passes-tu ? Maladie, échec,
méventes, peines, rejets… Tu peux bénir Dieu.
Préalables pour bénir Dieu
 Prendre conscience que nous ne sommes que créatures et que nous sommes
redevables au créateur, au transformateur qui seul prend soin de faire d’Abraham un
Abraham père de la foi ;
 Croire et obéir à Dieu comme Abraham et laisser le divin potier nous modeler, nous
transformer à sa guise, selon la vision et la mission qu’il nous confie ;
 Garder son identité de serviteur et se laisser guider par le Saint-Esprit, Esprit de joie,
Esprit de reconnaissance.
Pratique de la louange à Dieu.
 Focalisons nos cœurs et nos attentions sur Jésus, l’auteur et le consommateur de la
foi, le Sauveur, le Seigneur, la lumière qui éclaire tout homme et tout l’homme.
 Lire dans chaque difficulté une épreuve, un test de la foi donné par Dieu ou permis
par Dieu pour nous affermir et nous outiller pour la mission ;
 Rendre grâce à Dieu comme Siméon et Anne, être dans l’admiration de Jésus
comme Joseph et Marie. En somme Foi et action, voilà le couplet de mission pour
toujours louer Dieu.
Puissions-nous, frères et sœurs, sortir de 2023 avec la foi et entrer dans l’an de grâce
2024 avec la foi et vivre par la foi et faire de chacune de nos pensées, de nos attitudes, de
nos actions, des actes missionnaires sous la direction du Saint-Esprit. Et alors nous aurons
toujours une bonne, une sainte raison de bénir Dieu, de le louer. Louer Dieu malgré les
peines et misères, louer Dieu même au cœur des épreuves, chanter à Dieu cela est possible
selon le modèle que laisse le psalmiste (ps 105 : 1-9).

Que Dieu bénisse en nous la méditation de sa parole. Bonne année 2024.

Amen
Une prédication du Rev NGUEUTE David

Related posts

Leave a Comment